Avec un tuteur de stage qui me bloque dans l’avancée de mes expériences et un temps pourri pour le weekend a venir, je crois avoir du temps et aucun remords pour vous écrire a quoi ressemble la randonnée en montagne dans les volcans de Nouvelle Zélande.
Le weekend dernier je suis retournée dans le Taranaki, région du sud ouest de l’ile nord (ce n’est pas grave si vous ne visualisez pas tout a fait ou c’est, il y a une carte pour vous aider).
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=113917033655519853825.00045c2866db7ed8dce08&ll=-39.320687,174.076996&spn=0.033465,0.07596&z=14
J’aime bien cette partie de l’ile du Nord car elle n’est pas aussi touristique que le reste de l’ile alors qu’il y a à la fois la mer et ses plages de surf et le parc national de Taranaki avec le mont Taranaki (c’est facile a retenir, hein ? tout s’appelle Taranaki dans le coin !la région, le parc national, le volcan qui est au milieu)qui offre de belles randonnées a faire.
Cette fois –ci deux autres filles du laboratoire étaient de la partie et nous sommes montées jusqu’au sommet du cratère secondaire du volcan Taranaki (qui s’appelle le pic Fanthams et non Taranaki II, ok, TOUT ne s’appelle pas Taranaki. Mais bon, s’appeler Fanthams c’est pas mal non plus, ca fait rêver, non ?). Bref, nous partons pour l’ascension du fameux pic et comme on n’est pas des cruches on s’attend a ce que cela monte bien sur… mais la surprise c’est qu’il y a des marches. En fait il n’y a que des marches ! Des milliers de marches !! Juste à la fin, nous montons sur des scories, c'est-à-dire des petits cailloux, comme des graviers de lave. (Ceci est un message cache : monter sur des scories= marcher sur des billes dans une pente, deux pas en avant, un pas en arrière).
Entre nous je préfère encore les marches car il y a moins de risque de basculer en arrière et glisser sur 3 mètres en contrebas.
Une fois au sommet (1966m d’altitude), après seulement 3h de marche, nous sommes bien contentes : la vue est magnifique, nous sommes au-dessus des nuages et comme nous prévoyons de dormir au sommet (il y a un refuge, nous ne sommes pas des tarées, nous n’allons pas dormir sous tente là-haut !), le coucher de soleil s’annonce très joli a voir !
Et après.. Au lieu de revenir au parking par le même chemin, nous décidons de prendre un boucle pour 7h de marche. En gros, nous nous attendions à marcher à la même altitude pendant 2h, descendre pendant une heure, puis remarcher a la même altitude (pseudo plat) pendant 3h.
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=113917033655519853825.00045c268f47d8b39bd08&ll=-39.320952,174.081459&spn=0.033465,0.07596&z=14
En réalité seul le premier bout de la boucle a rencontrer nos attentes, après ce fut : des marches et des marches et des escaliers et aussi des échelles en y repensant, pour descendre puis pour la deuxième partie ou il devait y avoir du pseudo plat. On montait puis redescendait des escaliers, ce qui est un peu lassant. Vous allez me dire que nous avons bien eu quelque variantes, comme l’escalier ou la dernière marche vous mène dans le vide (le chemin ayant été emporte dans un éboulement), l’escalier que vous devez descendre comme une échelle car il est trop raide, l’escalier aux marches de 1m de hauteur que vous devez escalader et tout…mais ça reste des escaliers ! Pourquoi est ce que j’insiste sur les escaliers ? Parce que le lendemain, le surlendemain et le jour après le surlendemain, je ne pouvais plus ni descendre ni monter un escalier, plier les jambes était impossible, juste s’asseoir sur les toilettes revenait à un exercice de flexion hardcore et que je marchais comme Robocop dans la rue. Vous l’avez compris il est apparu que monter et descendre des escaliers pendant 48h ca donne des courbatures de folie dont vous pourriez vous passer allégrement. Et non, ce n’est pas parce que je n’ai pas assez de muscles, nous étions toutes les trois touchées par le phénomène Robocop ! Prenez donc garde, la randonnée en Nouvelle Zélande demande une préparation à la montée et descente intensives de marches !