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mardi 1 septembre 2009

Bien rentrée!

Me voila bien rentrée depuis mercredi 26 aout!!

la semaine dernière est passée très vite bien sur, le dernier lundi a été relax toutefois!! le mardi 25 aout, j'ai eu la chance de partir définitivement du 31 Hale Street pour l'aéroport de Townsville en taxi .
Un premier avion m'a emmenée à Sydney ou j'ai pris un bus pour changer de terminal et prendre un second avion avec quelques passes d'affaires d'une valises en soute a la valise en main pour satisfaire les normes! puis après 40minutes de massage de pieds a Singapour ou l'avion refaisait le plein de fioul, je suis partie pour frankfurt dans un troisième avion, il étaient 22h30 heure locale.
Au final j'aurais eu un déjeuner, trois diners, un gouter et un petit déj, deux chocolats chauds et 3 jus de tomates avant d'arriver a la gare de l'aéroport de Frankfurt ou j'ai pris l'accent apeuré d'une australienne pour prendre un train gratos pour la gare centrale de Frankfurt. La j'y ai pris un second train pour Offenburg ou il a fallu cahnger pour un troisième train/TER direction Krimmeri stade de la Meinau!!

hourra!! je suis bien arrivée! bon, seulement pour la nuit car le lendemain direction Dinard dont je reviens aujourd'hui. il fallit bien que je rentre aujourd'hui avant d'aller demain dans le haut Rhin!
tout ça pour dire que j'enrichis la SCNF et Qantas de jour en jour en bonne consommatrice et que je n'ai pas le temps de mettre a jour mon blog;
pourtant vous n'échapperez pas aux récits des visites de Melbourne, Sydney, des Montagnes Bleues, et des derniers weekends à Townsville!! et ou beaucoup de retard s'accumule, désolée, je remets a jour tout ça dès que possible!

samedi 22 août 2009

Délire géologique: Le centre rouge

ASPECT GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE

Le Commonwealth d'Australie, capitale Canberra, couvre une surface de 7 741 200 km2, soit 15 fois la France , avec vingt millions d'habitants dont seulement 1% d'Aborigènes qui peuplent l'île depuis 40 000 ans. Les premiers Européens sont arrivés en 1606 et ont commencé à coloniser le pays en 1788. La langue officielle est l'anglais alors que coexistent environ 200 autres langues (aborigènes et immigrantes) sans qu'aucune loi n'en interdise l'usage. Le système politique est une fédération de six états et onze territoires.

L'Australie est un pays plat en grande partie recouvert de zones désertiques ou semi-arides. Seule la côte orientale est bordée de chaînes montagneuses avec le Mont Kosciuszko, 2 229 m , point culminant du pays. L'Australie du sud-est et du sud-ouest bénéficie d'un climat tempéré, la partie nord étant tropicale humide. Le climat est fortement influencé par les courants océaniques qui encerclent littéralement l'île.

L'Australie est riche des productions minières de son sous-sol : premier producteur mondial de bauxite et de diamant, mines de charbon, de fer, de plomb, de cuivre, d'or, d'argent, d'uranium (12 000 tonnes exportées), et pétrole dont la production dépasse 200 000 barils par jour. Les terres arables couvrent environ 6% du territoire et la sécheresse y sévit parfois. L'Australie est pratiquement autosuffisante du point de vue agricole et exporte vers l'Europe de la viande de mouton et de bœuf.

L'Australie est parfois appelée « lucky country » : la dette publique est inexistante, les comptes publics sont au vert et les impôts diminuent.

L'Australie est un très vieux continent (croûte de 3,5 Ga contenant des zircons de 4,4 Ga) qui fait partie de la plaque indo-australienne. Cette plaque comprend deux continents, l'Inde et l'Australie, qui se déplacent vers le nord à la vitesse moyenne de 70 mm/an, séparés par l'Océan Indien. Au Cambrien, l'Australie appartenait au supercontinent de Gondwana qui regroupait l'Amérique du Sud, l'Afrique, l'Inde, Madagascar et l'Antarctique. Au Mésozoïque ce supercontinent a fini par se scinder, la dernière scission Australie-Antarctique ayant eu lieu il y a 100 Ma.

A l'Archéen l'Australie était formée de trois cratons : Yilgarn, Pilbara et Gawler.

Au Protérozoïque, des bassins sédimentaires se sont formés, entrecoupés de glaciations successives, et les stromatolites, ces matelas cyanobactériens apparus à l'Archéen et qui furent les premiers signes de

vie, se sont abondamment développés. Enfin, il y a 1,6 Ga, les trois cratons et les bassins se sont

assemblés pour former l'ossature de l'Australie actuelle. C'est à cette époque que se sont mises en place les formations minérales, sources actuelles d'or, de cuivre, de plomb, de zinc, d'argent et d'uranium. C'est vers 600 Ma, au Protérozoïque Supérieur, alors que l'Australie occupait une latitude proche de l'équateur, qu'est apparue une glaciation, probablement la plus importante que la Terre ait connue. Les régions équatoriales étant couvertes de glaces, les géologues en ont conclu que toute la Terre devait être englacée. Cette époque a été appelée « la Terre boule de neige », ou « snowball earth ». En Australie ce fut la glaciation marinoène dont les traces sont visibles dans le North Territory. C'est aussi à la fin du Protérozoïque que les alluvions issues du démantèlement d'une chaîne de montagne, les Peterman Ranges, ont été à l'origine de la formation d'Ayers Rock (Uluru) et des Olgas (Kata-Tjuta).

Les stromatolites, seule « matière » vivante à l'époque, rejetaient de l'oxygène. Cet oxygène se recombinant avec d'autres éléments a été à l'origine de nouveaux organismes et de nouvelles formes de vie plus complexes qui ont fini par supplanter les stromatolites. Il s'agit de la faune d'Ediacara dont on peut observer les premiers fossiles dans les Flinders Ranges datés de 550 Ma.

Il y a de 535 à 400 Ma (Cambrien, Ordovicien, Silurien), une importante explosion de vie marine a eu lieu dans des mers peu profondes qui recouvraient la partie ouest de l'Australie, tandis que des sédiments se déposaient à l'est dans des eaux profondes et que plusieurs arcs volcaniques andésitiques puis rhyolitiques formaient les premiers reliefs de la côte orientale. La mise en place de plutons granitiques, l'érosion et les mouvements de compression est-ouest ont remanié la morphologie de l'Australie durant tout le Paléozoïque.

Durant le Carbonifère et le Permien, l'Australie a connu une succession de périodes de glaciations, de dégel et d'érosion avec la formation de bassins de tourbes qui ont été à l'origine des charbons. Le magma a continué à s'épancher à l'est du continent sous forme de volcans ou de flots de lave. Les traces des périodes de glaciation sont encore visibles en maints endroits : rochers striés, poli glaciaire, poudres de glaciers, blocs erratiques, dropstones…

A la limite Permo-Trias a eu lieu une grande extinction des espèces. Cette extinction a été attribuée aux trapps de Sibérie qui se sont répandus sur 1,5 million de km2 durant plus d'un million d'années et qui ont complètement modifié le climat de la planète.

Durant le Trias et le Jurassique, l'Australie est devenue de plus en plus chaude : sont alors apparus les ammonites, les dinosaures, les reptiles et les premiers mammifères. Il y a 154 Ma, l'Inde s'est séparée de l'Australie et les mers se sont mises à envahir pratiquement toutes les plaines du continent jusqu'à atteindre un maximum au Crétacé, il y a 117 Ma. Le volcanisme de la côte orientale est resté toujours actif, devenant parfois ignimbritique. La tectonique de compression et d'extension a joué le long de cette côte.

Il y a 50 Ma, à l'Eocène, l'Antarctique et l'Australie étaient complètement séparés. De nouveaux courants marins se sont alors établis au sud de l'Australie provoquant des changements climatiques : les périodes humides, de refroidissements et d'aridité se sont succédé. Les déserts de sables et les grands lacs salés sont apparus à l'intérieur du pays, et ceci d'autant plus que l'Australie remontait vers le nord, donc vers les régions équatoriales. Les derniers millions d'années ont vu alterner des périodes de glaciations avec bas niveau marin et des périodes relativement chaudes avec haut niveau marin.

D'une façon générale, les grandes déformations tectoniques des régions voisines n'ont eu que peu d'effet sur l'Australie qui reste un continent relativement stable. En témoigne la Grande Barrière de Corail située au nord-est et qui s'étend sur quelque 2 000 km . Pour qu'une telle Barrière puisse se former, il faut un continent stable, une mer peu profonde et chaude, peu de prédateurs (l'homme y est actuellement le plus virulent !) et un afflux approprié de sédiments provenant de rivières côtières calmes.

LE CENTRE ROUGE, ULURU ET KATA-TJUTA

Partant de Coober Pedy vers le nord, toujours en suivant la Stuart Highway , après 850 km d'une route parfaitement rectiligne, dans une platitude absolue, et où circulent les « road trains », on atteint Alice Springs, le Centre Rouge de l'Australie, le très touristique « Red Center ».

Uluru

Géologie de Uluru et de Kata-Tjuta

Dans l'Australie Centrale, le socle protérozoïque affleure au nord dans le massif de l'Arunta et au sud dans le massif des Musgrave, massifs séparés par le bassin sédimentaire d'Amadeus qui est riche en ressources pétrolières. Alice Springs se trouve au pied de l'Arunta et au bord d'Amadeus.

Alice Springs est construite sur un granite leucocrate contenant du quartz, du plagioclase et des orthoses, daté de 1,7 Ga. De nombreux monticules rocheux peuvent être escaladés dans la ville même.

Le site naturel peut-être le plus célèbre d'Australie est Ayers Rock, appelé maintenant Uluru, situé au bord des Musgrave, à 460 km au sud-ouest d'Alice Springs. Uluru est une montagne isolée d'environ 3 km de long et de moins de 2 km de large qui surgit de la platitude du désert qu'elle surplombe de quelque 300 m . Uluru est « considéré » par les agences touristiques comme le plus gros monolithe du monde ! On verra que c'est une interprétation simpliste, ce qui n'enlève rien à la beauté du site. Particulièrement au coucher et au lever du soleil.

Uluru, comme les sommets voisins des Kata-Tjuta (appelé autrefois les Olgas), ont été formés par des dépôts sédimentaires datés de la fin du Précambrien qui provenaient de l'érosion d'une montagne, les Peterman Ranges. Le lieu où se trouve maintenant Kata-Tjuta était plus près de la source de ces sédiments, ce sont donc des blocs de granite, de gneiss et de roches magmatiques qui se sont en priorité déposés et qui apparaissent maintenant sous forme de conglomérats. Sur le site actuel d'Uluru, situé plus loin de la source de sédiments, ce sont des éléments plus fins et des sables contenant beaucoup de feldspath qui se sont déposés en couches successives et qui sont devenus des grès arkosiques dont on voit aujourd'hui très bien le litage subvertical. Il ne s'agit donc pas d'un monolithe. Il y a 550 Ma, quand l'érosion a cessé, la région a été recouverte par une mer peu profonde. Puis, il y a 400 Ma, la mer s'est retirée et un très fort mouvement de compression a affecté toute la région. Les couches sédimentaires se sont alors plissées et de nombreuses failles sont apparues. L'érosion, essentiellement éolienne, a joué à nouveau, rabotant le paysage et seuls les reliefs les plus indurés sont restés pour apparaître maintenant au-dessus d'une immense plaine alluviale et de dunes nées il y a 60 Ma. Aujourd'hui, l'érosion éolienne se poursuit activement et les dunes formées de sable rouge s'accumulent. Uluru et Kata-Tjuta sont des vestiges montagneux plissés émergeant d'une immense plaine rouge.

Uluru et Kata-Tjuta sont situés dans un Parc National qui est la propriété privée de la tribu des Aborigènes Anangus. Il est donc recommandé de respecter le site, les « lieux sacrés » et de ne pas photographier les Aborigénes ; l'escalade est interdite, et le géologue doit laisser son marteau dans son sac. Néanmoins des circuits géologiques sont aménagés et parfaitement documentés. A défaut d'échantillons de roches on peut rapporter de beaux clichés.

Enfin, le Centre culturel Aborigène offre toutes les informations utiles : géologie, vie locale, peintures aborigènes, artisanat …

Quoique moins touristique qu'Uluru, les nombreux sommets en formes de têtes de Kata-Tjuta et qui surplombent la plaine de quelque 500 m , entaillés de profonds et pittoresques défilés dans les conglomérats, sont géologiquement beaucoup plus intéressants.

Deux, parmi les trente têtes de Kata-Tjuta

Paysage du Centre Rouge

mercredi 19 août 2009

Jeunesse australienne

Ce blog a pour but de vous faire partager mon quotidien durant les 16 mois passes a l'étranger et si le récit et la mise en page de mes "grosses" sorties touristiques prennent beaucoup de temps, j'ai l'impression de vous présenter qu'une partie de ce qui se passe et que vous ratez une partie de mon quotidien aussi, avec la rencontre de la culture locale. Ce n'est pas représentatif de ce que je vis réellement.

Je vous présente donc dans cet article ma rencontre avec Jo, le jeune australien qui vient d'emmenager dans la maison. Jo est souriant et il aime le monde. Jo se balade torse nu car il vient de me lancer nonchalamment son Tshirt dans la figure pour me demander mon avis quant a la supportabilite de son odeur. Jo s'en va en boite tous les soirs pour boire le plus d'acool possible. Jo boit le plus d'alcool possible AVANT de partir en boite car en boite cela coute plus cher. Jo vient de se faire larguer par sa petite copine qui apparemment prefere un type qu'il m'a decrit comme ressembalnt a un chien (?). Jo est content quand son ex petite copine n'est pas la quand il sort en boite et qu'il rencontre des "chicks" (poules) qui lui demandent de l'embrasser. Il est content quand son ex petit copine sort en boite avec lui car elle conduit la voiture et dort chez lui apres. Jo se nourrit aux nouilles chinoises instantannees 7j/7, 24h/24. Jo met des jeans troues pour sortir car autre chose qu'un jeans "c'est ringard". Jo me presente ses amis (18-19 ans) qui debatent sur le nombre de "chiks' qu'ils ont embrassees ou bien de celui qui a bu le plus le weekend dernier. Jo rigole quand je lui dis que la seule pillule que je prends est contraceptive et que meme si elle ne me rend pas stone, j'en prends tous les soirs et je continue a prendre la meme. Jo me demande s'il peut laver ses chaussettes avec ma lingerie et m'aider a etendre le tout. Jo a toujours un sujet de conversation et il est tres arrangeant, toujours d'accord avec tout le monde. Jo est vraiment rigolo et divertissant- a la maison, je le remercie pour l'animation qu'il amene pour mes dernieres semaines a Townsville!

En gros Jo me fais sentir super mature et d'une sagesse bouddique et je soutiens toujours et encore que la meilleure des soiree n'est pas celle ou on ne se rappelle pas de ce qu'il s'est passe!

mercredi 12 août 2009

Humeur du moment: Farewell Rocketship

Children Collide - Farewell Rocketship

Verse 1-

This world it is not safe,

We must make plans to leave this place,

We’ll build a colony,

On nearby planets known to me,

Bridge-

Goodbye, goodbye, goodbye, goodbye, goodbye to all the ones I’ll miss,

Goodbye, goodbye, goodbye, goodbye, goodbye to war and politics,

Verse 2-

No time to warn your friends,

That they’ll stay here and meet their ends,

Sneak up without a trace,

And start a brand new human race,

Bridge-

Goodbye, goodbye, goodbye, goodbye, goodbye to all the ones I’ll miss,

Goodbye, goodbye, goodbye, goodbye, goodbye to war and politics,

Chorus-

Farewell rocket ship,

Farewell rockets ship,

Farewell rocket ship,

Farewell rocket ship,

Verse 1 again-

This world it is not safe,

We must make plans to leave this place,

We’ll build a colony,

On nearby planets known to me,

Bridge-

I tried, I tried, I tired, I tired, I tried to warn them it’s too late,

I’ll try, I’ll try, I’ll try, I’ll try, I’ll try my luck in outer space,

Chorus-

Farewell rocket ship,

Farewell rockets ship,

Farewell rocket ship,

Farewell rocket ship,

Verse 3-

We won’t need a doctor; we won’t need a scientist,

We won’t need an army, or a TV we’ll just need you and me,

*music*

Chorus-

Farewell rocket ship,

Farewell rocket ship,

Farewell rocket ship,

Farewell rocket ship,

We won’t need an army, or a TV we’ll just need you and me.


http://www.youtube.com/watch?v=F5gDtqTJcM0

vendredi 31 juillet 2009

Pas de nouvelle, bonne nouvelles, trop de nouvelles, ???

Et voila, a peine rentrée que je croule sous le bombardement de nouvelles!

J'ai en tout et pour tout 4 colocataires qui ont apportes chacun leur dose de changement:

- Greg qui a eu ses 50 ans samedi dernier et qui a fait une mega fête que j'ai ratée, étant alors a Sydney. Cette fête du samedi explique pourquoi certaines de mes possessions mobilières, comme mon canapé, sont partout ailleurs que chez moi (dans le jardin en l'occurrence);

- Elly et Mitch qui ont acheté une nouvelle maison! ils s'en vont donc dans une semaine ou deux, le temps de déménager;

- Mark qui revient d'un mois et demi de vacances avec sa copine et qui est maintenant fiance! il se marie le 19 décembre et ira a Perth (de l'autre cote de l'Australie par rapport a Townsville). La maison se vide et Townsville ressemble d'autant plus a un navire que quittent les rats car Martine est partie maintenant ainsi que Lizet MA (seule) pote de mon age au laboratoire!

Même une partie des chercheurs du laboratoire sont partis pour Cairns, et en vélo en plus (Cairns se situe a 350km pour information). Ils sont un peu fous et c'est pour cela que je les aime bien mais sans eux le laboratoire est calme, disons! (ils reviennent la semaine prochaine, c'est juste une récolte de fonds pour la lutte contre le cancer qu'ils se tapent le trajet jusqu'à Cairns).

Je suis en conclusion en train de me faire psychologiquement préparée de manière naturelle par Townsville a mon éjection hors d'Australie. Cela adoucit un peu l'atterrissage a Paris ou l'on attend de moi quelques rapports de stage, des cheques d'inscription et d'autres choses similaires!

jeudi 25 juin 2009

Un peu de sport

Le rugby ici n'est pas par cliché LE sport Australien, c'est vraiment leur sport favori, tout comme le foot en Europe. Beaucoup le suive de près, tous on une équipe fétiche aux niveau local (ville), régional (état) et national. L'information sportive tourne donc presque toujours sur les nouvelles blessures des joueurs (et il y en a pas mal dans ce sport), des contrats, d'une des compétitions en cours, etc. ET l'information jet set tourne autour autour des joueurs - et bien oui que voulez vous, ils n'ont pas de Carla Bruni-Sarkozi ici! Pour citer deux trois trucs qui ont trôné pendant des semaines sur les plages infos à la TV, il y a eu:
  • le scandale sexuel qui a éclaté en mai. L'équipe des Cronulla Sharks, où une Néozélandaise s'est tourné vers les médias après 7 ans pour raconté à la femme d'un des joueurs qu'il vait organisé une partouze ou elle était pas consentante (http://jezebel.com/5252283/australia-abuzz-over-rugby-league-group-sex-scandal),
  • les pauvres joueurs de Brisbane début du mois qui ont été en quarantaine à cause de la grippe aviaire -maladie qui est devenue pour le coup LA plus grosse source d'angoisse de tout le pays-
  • le coach de rugby qui se met lui même une amende pour ivrognerie dans un hôtel
  • etc... pas très intéressant mais j'y ai le droit quand même!
Hier, le 24 juin, le tournoi entre les différents états d'Australie (l'Australie est un pays fédéral, comme l'Allemagne) a opposé en finale le Queensland à la Nouvelle Galles du Sud... et c'est le Queensland qui a gagné -grosse fierté des habitants d'ici!. C'est aussi la première fois de l'histoire qu'une équipe gagne 4 fois d'affilée ce tournoi, donc les chevilles étaient bien gonflées ce matin!

Un autre sport pratiqué est le cyclisme. Comme c'est du cyclisme à l'australienne, ils sont très compétitifs et cela n'a rien à voir avec le cyclisme pépère du dimanche. Ici faire du vélo cela veut dire se vétir d'un caleçon et d'un Tshirt moulant pour aller plus vite, se lever a 4h de matin pour s'entrainer et faire 200km par semaine -pour aller ou? ben pour aller sur l'équivalent d'une nationale sans piste cyclable ou passent d'énormes camions lancés à 100km qui vous frôlent, faire 20km pour arriver à un croisement ou une station essence et faire demi-tour: ne cherchez pas, c'est du cyclisme à l'australienne. Tout le monde s'est donc moqué gentillement de moi quand je leur ai dit que j'habitais à 45minutes de vélo du laboratoire et que je prenais donc le bus. Maintenant, c'est bon, le bus j'ai donné aussi alors je fais mes 45 minutes de bus (aller) pour me rendre tous les matins au labo et je rentre idem, en vélo.

Après mon cyclisme à la française (je m'épile pas vraiment de près exprès pour aller au boulot en vélo), je me suis mise au squash aussi, le vendredi soir, ce qui relève un peu du masochisme après une semaine et un journée de travail et avant un retour de nuit en vélo. Mais le sport est agréable et je commence à avoir assez de réflexes pour balancer des balles vicieuses pour faire courir mes adversaires (australiens donc très compétiteurs, gagner ou ne pas jouer, tel est le dilemme des Australiens) qui se plaisaient beaucoup a me faire courir après la balle et/ou me faire entrer dans un des murs, emportée par mon élan si fougueux.

Le weekend, vous le comprendrez, je m'échoue sur la plage enduite d'huile à bronzer avec pour unique but de bronzer en ronflant (ou en lisant).

mercredi 10 juin 2009

Nouvelles pas fraîches de mon stage

Bonjour à toutes et à tous,

Cela fait bien plus d'un mois que je n'ai plus donné de nouvelles, honte à moi!
Pour ceux que cela intéresse:

Mon stage en Australie:
Cela avance plutôt bien!! le premier mois, j'ai découvert le laboratoire et ses chercheurs mais aussi réussi à calculer la quantité de sédiments (boue si vous voulez) drainés d'un petit bassin versant. Cela consiste à évaluer la vitesse de l'eau de la rivière du bassin, son hauteur d'eau et la turbidité de l'eau. Toutes les données sont recueillies par un système d'outillage inventé par le CSIRO Land & Water, mon laboratoire de recherche mais elles sont plus ou moins fiables et totalement désordonnées car d'autres personnes ont déjà travaillé dessus (ah ces chercheurs, tous des farfelus!) et il y a 10 d'enregistrement de données: c'est énorme!
Enfin, je m'en suis sortie et j'ai pu écrire un petit rapport scientifique (30 pages quand même, en anglais, autant vous dire que je ne me suis pas gênée pour mettre des graphiques et des images!!!) sur la méthode. Cela m'a pris un bon petit mois et demie vu qu'a chaque paragraphe je revérifiais les données et trouvais de nouvelles erreurs que l'on pouvait corriger ou plutôt que JE devais corriger.


Ce fut un travail assez laborieux car tout se faisait sous Excel, donc devant un ordinateur toute la journée, sans l'assurance d'arriver à débugger en fin de journée quand il y avait une erreur détectée le matin. En plus, je dois le dire, cela faisait un bon bout de temps que je n'avais plus utilisé Excel donc tous les raccourcis, les formules et les petites astuces qui font gagner énormément de temps, ben bien sûr, je ne les connaissais plus ou pas encore et j'étais toute seule (dire "autonome" en politiquement correct). Heureusement pendant cette période d'écriture du rapport/correction des données, des sorties sur le terrain m'ont aérer le travail aussi! Le travail sur le terrain est variable: la première fois nous y sommes allez pour réparer l'instrument de mesure (enregistrant des données trop bizarres pour être réelles), une seconde fois pour faire mon premier relevé topographique d'une section de la rivière au GPS (trop cool!! mais très crevant, faut pas bouger, sous le soleil, sans lunette de soleil pour ne pas biaiser le tir de vue dans le GPS et ...les chenilles). Je ferme la parenthèse ici pour pouvoir m'étendre un peu plus sur les chenilles. J'en été donc à ma seconde sortie sur le terrain, très motivée à la suite de la première et aussi très contente d'échapper du bureau pour une journée! En arrivant sur place, le viseur que j'ai mis 30 minutes à régler (travail en autonomie!) ne marche pas très bien donc le technicien, Aaron, qui m'accompagne me demande de me balader ici et la avec le prisme (prisme monté sur un bâton et qui est la cible de l'instrument prenant la mesure) et d'attendre le temps qu'il prenne les mesures du début et essaye de calibrer le tout. (le viseur à gauche et le prisme à droite)

Très fleur bleue, je sors tout de suite mon appareil photo pour en profiter et prendre araignées, vaches, paysages, feuilles, ciel, terre, tout ce qui bouge ou pas en photo.















Notamment toutes ces chenilles trop mignonnes... ben tellement mignonne qu'une est venue me faire un câlin dans le cou et que j'ai nonchalamment écrasé croyant que c'était un moustique. Et bien vous savez quoi??? Les chenilles écrasées dans le cou me donne de l'urticaire sur tout le reste de mon corps pendant une semaine. Forcément, j'étais un peu refroidie par les chenilles toutes mignonnes!


La troisième sortie sur le terrain a été longue, fructueuse et très enrichissante! Nous sommes partis pour deux jours consécutifs mesurer des petits piquets dans le sol le long des ravines dont nous suivons l'évolution. pour faire simple, ce sont des petits piquets plantés en travers de la ravine dont on mesure la hauteur. SI la hauteur a augmentée par rapport à l'année dernière, c'est que l'eau a creusé autour et la un peu déterré: la ravine s'est érodée. Inversement si le piquet ressort moins, il y a eu déposition de terre. Il y a trois sections pour chaque ravine, une au début de la ravine, une plus en aval et une dernière vraiment en aval, à la fin de la ravine. Il y a 10 ravines.. je vous laisse faire le décompte. Si vous suivez toujours, ces piquets mesure l'érosion en profondeur de la ravine et vous vous demandez avec curiosité comment on mesure l'avancée de la ravine (au début)? pareil, avec des piquets situés initialement à 30 cm du bord de la ravine. Si l'année suivante le bord de la ravine s'est rapprochée, alors il y a eu érosion. La distance entre le bord de la ravine et les piquets se fait au GPS, tâche à laquelle j'ai été désignée car je connaissais le fonctionnement. Il y a entre 10 et 15 piquets à chaque début de ravine et le pourtour du bord de la ravine doit être mesuré parfois tout le 10 cm (un pourtour est environ de deux mètres). Chaque mesure est répétée pour avoir plus de précision.... je vous laisse devinez combien c'est long surtout après deux jours sous un soleil de plomb. Je suis loin de me plaindre cependant, cela venait à pic au milieu de semaines d'ordinateur! Maintenant que nous avons toutes ces mesures d'érosion, il faut tout réorganiser sous Excel (mon meilleur ami comme vous l'avez compris quand je travaille "en autonomie"), les rassembler avec les mesures prises les 10 dernières années avant de pouvoir voir s'il y a une relation avec la pluie qui est tombée pendant les périodes de mesure, les pratiques de gestion des pâtures et surtout avec les estimations de sédiments sortant du bassin versant que nous avons trouvé le premier mois. J'en suis maintenant à mon quatrième mois de stage et je suis contente que cela avance, bien sur, cela veut dire que je devrais (conditionnel présent, temps de l'irréel du présent) commencer à rédiger mon rapport pour valider le stage auprès de mon université mais comme toujours, je me dis que j'ai encore le temps!!



Concernant l'organisation de ma vie étudiante et de mes études: j'ai toutes les chances de suivre la dominante d'approfondissement d'ingénierie de l'environnement et des paysages l'année prochaine pour ma dernière année en école d'ingénieur agronomie à Paris. Je viens de recevoir la réponse de l'école et j'ai un logement réservé à la maison des Belges (!) dès septembre à la cité internationale universitaire de Paris. Si quelqu'un y va ou connait quelqu'un qui y est, faites le moi savoir! La rentrée pour moi sera le 7 septembre et je suis sensée (officiellement) finir mon stage le 31 Aout... Officiellement car je n'ai pas pris le billet d'avion retour et il me semble qu'une semaine pour faire le voyage, me réhabituer au décalage horaire, revoir un peu de monde à Strasbourg ET emménager à Paris avant le 7 septembre...est trop court!

dimanche 22 mars 2009

Routine australienne

Bonjour à tous!
J'espère pour commencer que tout va bien pour vous!
Je m'habitue lentement à la vie australienne ou plutôt à la vie à Townsville, petite ville provinciale de 190 000 habitants. J'avais bien pensé vous mettre quelques photos de la ville mais mon colocataire étant photographe professionnel et l'ayant déjà fait, je vous recommande surtout d'aller sur le lien suivant où vous trouverez des clichés qu'il a pris avec des commentaires croustillant (en anglais par contre) qui rende la visite de la ville drôle.
lien à suivre: http://scapes.net.au/part/part4/part4.php?newGD&slides&0

L'éloignement entre ma maison et mon lieu de stage m'a englouti dans ce qu'on appelle la routine. Lever, bus, travail, bus, dodo, en gros et je n'en demande vraiment pas plus, j'en ai assez en fin de journée. J'occupe mes 170 minutes de bus par jour en apprenant l'italien (ça pourra toujours me servir, qu'en dites vous?)mais je ne peux pas m'empêcher de savourer quelques moments pour l'analyse sociale dans le bus. Le bus à l'australienne dans une ville provinciale...
1- le chauffeur... le gros comique!! Je pense que la société des transport en commun les choisit en fonction de leur manque abusif de compagnie. Le point positif c'est qu'ils sont très penchés à la conversation, peuvent vous aider pour aller n'importe où comme un taxi, sont très souriants. La conséquence désavantageuse est qu'ils sont très penchés à la conversation dès que quelqu'un monte bord ce qui ajoute à chaque arrêt du retard...
2- la conduite du bus: grosse blague, il est difficile de rester assis de façon stable sans s'aggriper fermement à un quelconque point d'ancrage. Le chauffeur (peut-être pour rattraper le retard pris à papoter avec tout le monde) conduit comme un Parisien, les virages de 90° ils les prennent à 60km/h (en bus c'est beaucoup et impressionnant!), prennent les ronds points en lignes droite ce qui fait taper les pneus sur le terre plein et donc vous sauter comme sur une chaise électrique, ils freinent TRES sec, limite avec le frein à main , car ils voient les personnes à l'arrêt au dernier moment et conduisent vite. Enfin, pour vous prouver qu'ils conduisent comme des Parisiens: ils appuient sur l'accélérateur et font mine d'avancer/reculer/avancer au feux rouge en mordant sur les passages piétons pour faire la course avec les 4*4 de la file d'à coté. Du jamais vu en dehors de la région parisienne et encore moins par un conducteur de bus.
3- les habitués du bus.
  • les écoliers: en tenue d'écoliers, obligatoire et malheureusement pour eux très laids quelque soit l'école. Il y a en particuliers deux terreurs de 10 ans environ qui se lancent un ballon de rugby durant le trajet.
  • les étudiants: il y en a pas beaucoup en fait sur le trajet du matin (ben oui c'est la fac, ils vont pas commencer très tot!) mais plus sur le chemin inverse du retour.
  • l'obèse: l'Australie ayant la population la plus grosse (en graisse, pas en nombre) au monde, devant les USA, oui oui oui, vous vous doutez bien qu'il y a bien qu'il y en a bien un ou plutôt une dans le bus. Qu'est-ce que ça change me direz-vous? Et bien ça change tout! Parce que la dame commence toujours à taper la discute au chauffeur qui devient chauffard et en retard.... je ne comprends pas la relation entre le surpoids et la capacité à débiter des balivernes mais empiriquement, je vous l'annonce, la corrélation est très forte!
  • les arborigènes: ce sont les premiers australiens à lorigine, qui se sont fait trucider par les colons. Autre corrélation bizzaroïdes: ils descendent tous à l'arrêt "Stockland" qui est un des centres commerciaux de la ville. Pourquoi à chaque fois celui-là et pas un autre... mystère!
4- L'atmosphère: glaciale... je crois que c'est à cause de la climatisation mise à fond. Je me plains, là encore, mais si les verres de mes lunettes s'embuent quand je sors du bus à cause du contraste de température, c'est qu'elle est bien trop forte la clim, non? Résultat, tant pis si j'ai l'air Française poule mouillée, mais j'emporte un pull que je mets spécialement dans le bus...

Après une semaine éprouvante à manier des tonnes de chiffres sur Excel et taper des conclusions douteuses sur les résultats pour le moins originaux du modèle de mon projet, je saute sur la première occasion donnée par le laboratoire de me divertir en faisant du sport (à l'australienne): du golf le vendredi après midi suivi d'un barbecue festif.
Très sportif donc, comme vous pouvez vous l'imaginez. Cela a été ma première fois sur un vrai golf (nan Marie-Alix, le Golfe du Morbihan ça ne compte pas) et je ne sais pas pourquoi j'ai bien réussi pour le premiers trous alors que pour les derniers, je ne sais pas pourquoi non plus, cela a été une catsatrophe, il me fallait deux minutes pour taper dans cette foutue balle de golf car tous mes swings passaient à côté de la balle! J'avais l'air de faire du vent pour rafraîchir la balle ou bien de chasser les mouches imaginaires qui l'entouraient. Je ne vais pas m'attarder sur le sujet, vous l'aurez compris, j'avais l'air idote. Le meilleur moment a été de se rafraîchir au bar du Club après la partie (sous un soleil tropical) et déguster les brochettes de crevettes-coquilles saint Jacques au barbecue.
ça c'est juste pour frimer...
Ah oui, les Australiens, comme les Néozélandais, sont doués pour les barbecues!

jeudi 12 mars 2009

Sortie sur le terrain: c'est le pied!

Après la première semaine passée au laboratoire devant l'ordi, je sentais déjà que ce n'allais pas être l'éclate à long terme et voilà que sont venus deux chevaliers servants pour me divertir!
ça y est, c'est organisé, le jeudi nous partons pour réparer un des capteurs dans la rivière que nous suivons qui donne des résultats bizarres. Enfin, je dis "nous" mais c'est plutôt eux, Rex et Aaron qui partent et qui me prennent à l'arrière du 4*4 impressionant pour me montrer concrètement sur quoi je travaille.
Il faut se lever tôt, mais j'ai découvert que c'était surtout pour pouvoir prendre du temps à la station essence pour s'acheter un déjeuner béton et draguer les vendeuses!
C'était la première fois que je sortais en dehors de la ville, vu que je n'ai pas de voiture, et je ne regrette en rien de pouvoir admirer les paysages à l'arrière du 4*4 avec la clim.La terre quand elle est nue est rouge ocre.
Cette année est la première année où il n'y a pas eu de sécheresse (comme c'était le cas les 5 dernières années) ce qui fait qu'en général les plaines bien plates sont recouvertes d'herbe bien verte et les arbres éparses, maigrichons et tortueux ont des feuilles. La rivière du projet se situe dans une propriété privée, une ferme en fait. Et là, grosse blague: il n'y a pas un chat, bien qu'il y ait des habitations après une dizaine de km de piste pour arriver aux bâtiments. Je questionne un peu mes deux body builders et ils me répondent que c'est cela d'être fermier en australie: tu regardes l'herbe pousser.... ah ben dis donc, c'est vraiment cool pépère! Les vaches élevées ici sont des bramas, la même espèce que l'on trouve en Inde, avec une bosse entre les épaules, ça change des vaches françaises!

Sur le terrain, pendant qu'ils magouillent les réparations de l'instrument de mesure, je regarde, fais trempette dans la rivière, prends des photos et fais la discussion. J'ai fait aussi un peu d'électricité, histoire de servir à quelque chose! Aaron et Rex sont très gentils avec moi, ils font même crâmer le circuit electrique de la machine à échantillonner pour m'impressioner, c'est sympa hein?
Après quelques heures de bricolage et un déjeuner à l'australienne (un hamburger fourré de crudités, poulet, mayo, salade et fromage), nous arpentons la propriétés sur les pistes poussiéreuses pour trouver ici et là les ravines dont nous suivons l'érosion au fil du temps. Je ne pensais jamais dire cela un jour mais voilà: le 4*4 avec la clim quand tu es dans la brousse, c'est l'éclate, c'est trop bien!!!

dimanche 8 mars 2009

Premières impressions australiennes: tropicales

Me voilà en Australie donc, pour six mois. Arrivée à Townsville après un voyage éprouvant (je me plains là, donc vous devriez compatir à ce point là de la lecture), je suis logée quelques jours chez mon maître de stage. Gros épisode de mon entrée en contact avec les Australiens... en effet, Scott et Leanne, très gentils, accueillants et tout sont quand même très très écolos-spartiate. Conséquences, vues, vécues et en application:
- le papier toilette est en papier recyclé dont les bénéfices vont pour une association d'aide à la scolarisation des enfants en Afrique
- ils n'utilisent que rarement la voiture, bien que Leanne doivent pédaler 45 minutes à train d'enfer pour aller au boulot
- ils lavent les sachets plastiques pour les réutiliser (les sachets plastiques, une fois entrés dans leur maison, ont une durée de vie indéterminée, à savoir quasi infinie) pour emballer les aliments,
- ils cuisinent au grill ou à la vapeur, sans beurre, ni sel (pas de sel dans leur maison!!!) ni poivre ni épices en fait.
- ils n'achètent que des produits régionaux pour limiter l'effet de serre et l'impact qu'ont les produits venant de loin sur la concentration de gaz à effet de serre.
- ils ont acheté de poules comme animaux de compagnie
- ils achètent presque tout les aliments uniquement issus de l'agriculture biologique. Conséquence émouvante: ils mangent des Weetabix Bio.
- ils ont une conversation intéressante!!

Pendant les premiers jours en Australie, j'ai surtout été dans un tourbillon à vrai dire. Arrivée le dimanche, je me rends au nouveau laboratoire, le CSIRO, le lendemain et commence par la tournée des collègues, pas de grosses machines ni de Lucia pour me chapeauter par contre. Ni de machine à café gratos...Ni de bel ordinateur pour moi toute seule: bienvenue dans la recherche publique!!! -passons- Donc, je vois plein de bonhommes et de bonnes femmes, retiens quelques prénoms, rempli trois ou quatre formulaires pour être inscrite dans le système, galère à m'orienter dans le bâtiment et tout. Le mardi, je retourne au laboratoire mais plus pour pouvoir surfer sur internet et regarder des annonces pour un logement et téléphoner qu'autre chose. Je vais visiter l'après midi - entre nous, très très mauvaise idée: je me déplace en vélo, c'est le zénith et je suis sous les tropiques. Autant vous dire que je suis pas très fraiche quand je serre la main aux gens dont je visite l'appartement! Enfin bon, résultat des courses, j'ai vu un kangourou (mon tout premier!!) en étant sur al piste cyclable longeant la rivière qui traverse la ville et j'ai trouvé un logement! j'ai aussi un numéro de portable australien maintenant.
31 Hale Street
Townsville
Queensland 4810
Australie

et mon numéro de portable : 00 61 4 2330 9287

Le jeudi, le passe mon certificat de premier secours qu'il est obligatoire d'avoir pour pouvoir aller sur le terrain au courant de mon stage. J'ai été choquée par les images de morsures d'araignées venimeuses, c'était vraiment choquant, je peux pas décrire. Surtout que les photos avaient été prises dans un hôpital où la victime avait été soignée et apparemment, si vous vous faites mordre, ça n'a pas l'air de changer grand chose que vous vous fassiez soigné à l'hôpital ou pas, votre main semble souffrir de la gangrène avec en plus un inflammation puissance quatre, du pus qui suinte de partout et très peu de chance que ladite main ne tombe pas dans la nuit.
Voila, j'ai retrouve les photos -attention c'est choquant:

















Je me suis donc réjouis de me délasser le weekend venant et visiter un peu la ville après m'être installée. SAUF QUE, que croyez vous que j'organise pour vous donner des reportages de choc?? mmmH?? Après une semaine tourbillonnante, je vous donne...: Hamish, nom intime pour le cyclone du weekend à Townsville. (parenthèse pour Benoit Massard: HaMish, HM, tourbillon, cyclone...)
voici Hamish le samedi matin par rapport à Townsville où j'habite; En fait je fais la crâneuse car il n'y a rien eu de terrible a part une ou deux averses avant que le soleil ne reprenne le dessus. Par contre, les habitant plus au sud sur la côte ont flipper toute la semaine durant, en voyant Hamish passer d'une force 3 à 5 (s'il touchait la côte, cela signifiait la destruction totale des installations urbaines). Pour finir, Hamish n'a heureusement pas bifurqué sur les terres et est resté en mer, agonisant petit à petit, ce qui est très rare, généralement, les cyclones commes celui-ci terminent leur course en se dirigeant sur la côte.
Étant dans mon ménage pendant le weekend tourbilloneux, suite à mon installation deux jours plus tôt, je n'ai pas vraiment vécu le cyclone à 100% et il ne m'a pas vraiment gâché le weekend, mais il m'a permis de découvrir le merveilleux site du BOM (Bureau of meteorology) où j'ia trouvé la perle des préparatifs à faire lors de la venue d'un cylone : http://www.bom.gov.au/weather/cyclone/about/tc-checklist.shtml
C'est aussi comme cela que j'ai découvert qu'il y avait une liste des prénoms pour cyclones pour la saison humide 2008-2009:
Anika Anthony Alessia Alfred Ann
B Billy Bianca Bruce Blanche Blake
C Charlotte Carlos Cathy Caleb Claudia
D Dominic Dianne Dylan Debbie Damien
E Ellie Errol Edna Ernie Esther
F Freddy Fina Fletcher Frances Ferdinand
G Gabrielle Grant Gillian Greg Gretel
H Hamish Heidi Hadi Hilda Harold
I Ilsa Iggy Ita Ira Imogen
J Jasper Jasmine Jack Joyce Joshua
K Kirrily Koji Kate Kelvin Kimi
L Laurence Lua Lam Linda Lucas
M Magda Mitchell Marcia Marcus Marian
N Neville Narelle Nathan Nora Noah
O Olga Oswald Olwyn Owen Odette
PQ Paul Peta Quang Penny Paddy
R Robyn Rusty Raquel Riley Ruby
S Sean Sandra Stan Savannah Seth
T Tasha Tim Tatjana Trevor Tiffany
UV Vince Victoria Uriah Veronica Verdun
WXYZ Zelia Zane Yvette Wallace
Alors?? vous en faites partie? Mamie, oui!!! Vince?? il y a même le nom de mon maître de stage en Nouvelle Zélande!

Pour clarifier un peu le climat de ma nouvelle région, il est important de garder en tête qu'étant à faible latitude, je suis sous les Tropiques, région proche de l'équateur où il n'y a pas nettement la succession de quatre saisons mais plutôt une saison sèche qui correspond à l'automne et l'hiver entre avril et octobre et une saison humide qui correspond au printemps et à l'été entre novembre et mars. La saison humide dans ma région correspond à de très hautes températures (30-40°C) et de la pluie orageuse ou bretonne à gogo, alors que la saison sèche correspond à des températures chaudes mais non extrêmes (15-25°C) avec du soleil tout le temps. En gros, je tombe à pic pour une vie agréable, alors qu'en Nouvelle Zélande ils commencent à se les peler et à déprimer à cause de la pluie, hihihihi!